10/03/2023

NOUVELLE ZELANDE : Épisode 38 : ça sent le soufre.

Nous nous extirpons de notre cellule de l'auberge de jeunesse (qui ne doit pas être toute jeune, elle😉).
Direction Capers Café & Store pour un consistant petit déjeuner avant de nous immerger dans un peu de culture Maorie à Te Puia.
Il est 11h00 et la prochaine visite disponible est à 13h00.
Pour passer ces 2 heures, direction Ohinemutu, dans la toute proche "banlieue" de Rotorua (3kms).
Loin des circuits touristiques convenus, c'est un village Maori avec sa très belle Te Papaiouru marae (salle communale) que nous ne pouvons pas visiter et sa petite église anglicane tout en bois.
Mais ce qui donne une atmosphère spéciale, ce sont toutes ces fumerolles aux odeurs de souffre qui s'échappent d'un petit peu partout autour de la place.
La pluie donne un cadre encore plus mystérieux.
Nous allons nous abriter dans St Faith's Anglican Church où nous sommes accueillis par 2 retraités.
L'un d'eux, Bruce, est intarissable sur l'histoire des relations entre Maoris et colons.
Il nous explique bon nombre de détails des sculptures en bois ou de l'évolution de certains noms de ville en Nouvelle Zélande.
Une bonne heure durant nous buvons ces paroles, enfin surtout Barbara, car mon anglais pauvre me rend vite ivre 😊.
Notre attention a du plaire à notre guide improvisé qui nous offre 3 belles cartes postales des lieux.
Ici les édifices religieux ne bénéficient d'aucune subvention et ne sont entretenus que grâce aux donations.
Il est déjà temps de repartir pour notre visite programmée.
Là, pas de visite privée, nous sommes environ une trentaine à suivre notre guide maori durant 2 heures pour une découverte de plusieurs aspects de la culture locale.
Tout d'abord nous visitons une école des arts ancestraux que sont la sculpture et le tissage du lin.
Les élèves commencent par 2 à 3 ans d'études pour travailler le bois, les os, le pounamu (jade) ou le lin.
Le début du cursus se fait obligatoirement en utilisant les méthodes ancestrales avant l'outillage moderne.
Les pièces produites sont pour certaines de vrais chef d'oeuvres.
L'art guerrier ou religieux n'est jamais très loin.
Ensuite, après un petit exercice de prononciation au sujet d'une danse guerrière, nous découvrons pour la première fois en réalité des kiwis en chair et en os.
Certes le contexte est particulier avec cette plongée dans une obscurité artificielle (l'animal ayant des mœurs nocturnes), mais l'émotion est là de voir cet animal mythique évoluer devant nos yeux.
Le kiwi est d'ailleurs un exemple de résilience et d'engagement dans la sauvegarde d'un animal voué à la disparition il y a quelques dizaines d'années.
L'équilibre reste fragile, mais les campagnes de sensibilisation et d'éducation semblent porter leurs fruits.
La dernière étape de notre parcours nous amène dans un parc de 60 hectares de paysages apocalyptiques constitués de bassins de boues bouillonnantes, de cascades sulfureuses, de fumées provenant des entrailles de la Terre avec en point d'orgue des geysers dont Pöhutu qui dégage une puissance naturelle incroyable.
Ce milieu hostile est fascinant.
Les dieux du ciel Maoris semblent avoir été de notre côté pendant cette visite car nous sommes cueillis par une forte averse au moment de repartir.
A 16h15, nous retournons à notre cantine du matin, où en plus de nous restaurer nous établissons le programme des prochains jours.
A 18h00, direction polynésian spa, pour barboter dans des bassins d'eaux entre 38 et 41° avec quelques incursions dans un bain à 18° 🥶.
Nous nous habituons vive à l'odeur de soufre et y restons 3 heures, le temps d'admirer un arc en ciel et d'échanger avec quelques français sur nos voyages respectives.
Comme nous ne sommes pas pressés de rejoindre notre cellule nous écrivons ces lignes depuis le café du spa , ouvert jusqu'à 23h00 (incroyable mais vrai 😁).

























Kms : 25
Pas : 9890
Dodo : Cellule n°14

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