07/10/2025

La der

Ce dernier épisode de notre périple au pays du soleil levant est rédigé depuis le siège 29C du vol NH215 de la compagnie ANA.
Malgré le ciel bleu sur une mer de nuages, la cabine est plongée dans une obscurité artificielle pour faciliter le sommeil.
Quelques heures plus tôt, la navette réservée nous a récupérés à notre hôtel à 6h15.
L'activité dans la ruelle est faible, le van ne mettra qu'une vingtaine de minutes avant de nous déposer au terminal 2 de l'aeroport de Tokyo Haneda.
L'embarquement est prevu à 9h05 pour un décollage, à l'heure, à 9h35.
Il est alors 2h35 au pays des 1er ministres couchants.
Mais retour sur nos 24 dernières heures japonaises.
Pour cette dernière journée que nous apprécions, malgré une envie certaine de retrouver notre cocon cassassien, C'est train, metro et shopping, avant de retrouver un ancien cast member de DLP.
La première étape est à Shibuya, que nous retrouvons 2 semaines après y être venu observer le passage piéton mondialement connu.
Là, nous nous rendons une nouvelle fois dans un immense Don Quijote, ce biaboleland déjà visité dans le quartier de Dotonbori à Osaka.
Sans faire de folies , comme dans les autres boutiques rapidement visitées, nous nous rendons un peu plus à l'oest de Tokyo, dans la galerie de Nakano Broadway où Barbara a déniché une boutique vendant de nombreux petits distributeurs de bonbons PEZ.
Elle fera mains basses sur une dizaine de modèles pour compléter sa collection déjà bien fournie.
Cette galerie est surtout connue des Otakis, ces fans parfois à l'extrême, de figurines plus ou moins grandes de l'univers manga, cinéma ou cartoon.
L'univers manga nous étant complètement étranger, on remarque surtout, une quantité incroyable de ces figurines pour star wars ou marvel, les schtroumpfs sont également en nombre.
Nous en profitons également pour nous restaurer dans 1 petit Izakaya, où il n'y a que des employés dans leur pause méridienne.
Nous repartons ensuite pour une quarantaine de minutes de transport en direction de la Tour de Tokyo.
Ce monument est une copie rougie de notre bonne vieille Tour Eiffel.
Sa situation, enclavée dans la ville sans espace aux alentours, comme le champs de Mars, la Seine ou le Trocadéro, ne lui donne pas le charme de son aînée, pire, un massif batiment est présent en son centre.
Bref, on a vu, voilà.
En poursuivant notre chemin, nous traversons un temple (ça faisait longtemps), où se trouve un espace avec des centaines de petites statues parfaitement alignées.
Il est dédié aux enfants et à leur protection.
En symbole, toutes les statuettes sont coiffées de petits bonnets en laine rouge tricotés par qui veut.
Vers 16h00, nous retrouvons à Akihabara Michaël qui a donc été cast member à DLP, notamment à Disney Express avec Barbara, mais également à Disney World en Floride, où il a d'ailleurs rencontré son épouse, ce qui explique sa vie au Japon.
Nous passons un agréable moment avec Michaël qui nous fait découvrir quelques petites adresses sympa que nous n'aurions certainement pas visitées sans lui.
Il nous emmène notamment dans un endroit confidentiel dédié aux jeux vidéo vintage, Neo Geo, Megadrive, Dreamcast, de petits trésors vintage qui pour certains modèles valent 1 petite fortune.
Michaël nous explique également le fonctionnement de certains magasins spécialisés en figurines comme à Nakano Broadway.
Il s'agit en fait d'espaces dans des vitrines louées par des particuliers, en quelques sortes, un dépôt vente.
Nous terminons par un rapide passage couvert abritant de petites échoppes regorgeant de composants électriques ou électroniques, un peu le coeur historique du domaine des jeux vidéo.
Nous terminons ce délicieux moment par une bière, Michaël, nous expliquant que parmi ses diverses activités, il est notamment régulièrement amené à travailler comme interprète ou figurant pour différentes productions, documentaires, opéras ou ballets entre autres.
Nous rentrons ensuite à l'hôtel, le temps de finaliser les bagages, et de deposer notre pocket wifi dans 1 boite aux lettres avant notre dernière nuit avant ce vol, duquel sont donc écrites ces lignes finales et publiées en attendant de récuperer nos bagages à l'arrivée à Roissy Charles de Gaulle.
Avant peut être un dernier épisode bilan de ces 3 semaines.
Qui sait ? Restez connectés 😉

05/10/2025

Un dimanche entre Osaka et Tokyo

En ce dernier dimanche nippon, nous trainons un peu en attendant notre shinkansen de 14h50 pour Tokyo.
Un petit tour dans le parc du chateau d'Osaka, nous fait apprécier l'esthétisme de l'architecture traditionnelle avec ces 5 niveaux de toiture (pour 8 étages), représentant la terre, l’eau, le feu, le vent et le ciel.
Vu la foule conséquente, nous nous contentons de flâner dans ce poumon vert d'une region hyper urbanisée. 
Nous croisons quelques chiens, dont nous nous demandons, si, nous nous adressons à eux, si il nous jappent au nez.
Un trajet en métro et quelques errances dans des passages couverts plus tard, nous recuperons nos 2 valises (14 et 19 kilos) à l'hôtel pour ensuite nous rendre à la gare de Shin Osaka pour notre Shinkansen.
La gare est surchargée et nous peinons parfois à nous frayer un chemin dans cette dense foule. 
Une fois dans le train, nous pargageons un bento aux saveurs et textures variées mais pas toujours convaincantes.
Pendant 2h40, nous parcourons les 500kms kms qui nous séparent de Tokyo, alternant paysages urbains et ruraux sous un ciel gris et chargé.
Finalement, nous descendons une gare plus tôt, à Nakagima, plus proche de notre hôtel pour les 2 dernières nuits. 
Il nous faut 1 quarantaine de minutes, pour rejoindre l'hotel Imalle Haneda, à Kawasaki, petite ville très calme (on pourra dormir la fenêtre ouverte), choisie pour sa proximité avec l'aéroport. 
Et Alléluia, ce soir nous n'avons pas de moquette dans la chambre, mais un parquet agréable. 

04/10/2025

On s'était dit rendez vous dans 30 ans.

Ce matin, c'est grasse matinée et réorganisation du rangement des valises en vue du vol retour.
Nous quittons ensuite l'hôtel vers 11h00 pour un nouveau petit-déjeuner frenchy avant de prendre le train pendant 20' en direction de Kobe avec un arrêt à Sannomiya.
Là bas nous retrouvons Cosy et son épouse, Wakako.
Cosy est un japonais que Barbara a connu en 1994 pendant un stage linguistique à Nice. 
Depuis ils ne s'étaient jamais revus, la carte de voeux pour la nouvelle année étant le seul lien entretenant la relation. 
Nous nous rendons ensuite à Nada où nous retrouvons leur fils de 13 ans, Motomichi. 
Nous visitons ensuite ensemble , à l'occasion d'une journée portes ouvertes, l'usine et le musée de Saké de la brasserie Hakutsuru. 
Si la visite de l'usine est succinte et les videos un peu vieillote, le petit musée est très bien fait. 
Nous reprenons ensuite le train pour Kobé, où Cosy et sa famille nous emmène au 18eme étage d'un immeuble avec une vue imprenable sur le port de Kobé illuminé dans la nuit. 
Nous y dinons au Kisoji kobe Harborland. 
Un diner traditionnel japonais,shabu shabu, sorte de fondue pour laquelle, nous faisons cuire viande de boeuf et légumes dans un bouillon de soja, qu'on termine avec quelques nouilles.
Je trouve néanmoins le moyen d'eclabousser toute la table de bouillon, la faute à quelques nouilles fuyantes de mes baguettes. 
On en rigole, et Cosy annonce qu'il gardera cette chemise en souvenir de ce jour heureux. 
Le tout accompagné de Saké suivi d'une glace au matcha. 
Ce moment à la fois convivial et émouvant se clôture par un échange de cadeaux.
Une brosse de maquillage artisanale et 1 representation textile de la célèbre Grande Vague de Kanagawa.
Pour ma part, je reçois un magnifique verre à whisky avec une represenation de Fuji Yama en son pied. 
Nous quittons ensuite nos hôtes après ce moment délicieux pour rejoindre notre hôtel et notre traditionnel 1/4 d'heure dédié à l'Onsen pour une dernière toilette à Osaka. 
En chemin entre la gare entre la gare et notre hôtel, nous jouons les bons samaritains, en venant en aide à un japonais d'un soixantaine d'années, qui chute sur un passage piétons après avoir déjà montré quelques instants de faiblesse. 
Ivresse ou pathologie inconnue, on ne saura pas vraiment, mais nous l'aidons néanmoins à monter dans un taxi.